À première vue, le vélo électrique semble être le petit malin du peloton : il aide dans les côtes, évite de transpirer et fait gagner du temps. Mais est-il vraiment moins bon pour la santé que son cousin musculaire ? La réponse pourrait bien vous étonner. Si vous êtes curieux de découvrir un modèle de vélo électrique rétro, vous pouvez en apprendre davantage en cliquant vélo électrique rétro.
Le vélo électrique : un allié inattendu de l’activité physique
Contrairement à ce que l’on pourrait croire, pédaler avec une assistance électrique ne signifie pas rester passif. Une étude menée sur plus de 10 000 personnes dans plusieurs grandes villes européennes montre que les usagers de vélos électriques parcourent en moyenne deux fois plus de distance que les cyclistes classiques : 9,4 km contre 4,8 km par trajet. Résultat : même si l’effort est moindre à chaque coup de pédale, la dépense énergétique cumulée sur la semaine est légèrement supérieure.
Pourquoi ? Parce qu’avec l’assistance, on ose plus. On prend son vélo même fatigué, sous la pluie, ou après une longue journée. Résultat : une régularité qui transforme une balade assistée en véritable routine sportive. Le professeur Jean-Luc Bosson, du CHU de Grenoble, le résume ainsi : « Le VAE permet une constance, et donc un surplus d’activité. »
Un tremplin vers une meilleure forme physique
Nombreux sont ceux qui renouent avec l’exercice physique grâce au vélo électrique. « Certaines personnes y prennent goût et passent ensuite au vélo musculaire », confie le médecin du sport Nicolas Barizien. D’autres y restent fidèles, mais ce n’est pas un problème : ils bougent, et c’est déjà une victoire.
Même les groupes musculaires sollicités sont les mêmes. L’effort est certes atténué, mais pas absent. Pour des personnes sédentaires ou en surpoids, le VAE permet de remettre le pied à l’étrier sans trop de douleurs. Et ce n’est pas rien, surtout quand on sait que selon l’Organisation mondiale de la santé, l’inactivité physique est l’un des principaux facteurs de risque de décès prématuré. Si vous souhaitez en savoir plus, découvrez également accessoires pour vélo électrique.
L’importance de l’intensité (et du plaisir)
Le débat entre vélo électrique et vélo classique, finalement, revient à une question : à quelle intensité pédale-t-on ? Car tout dépend du niveau d’assistance activé, du relief, de la durée du trajet. On peut très bien transpirer sur un VAE si l’on baisse l’assistance sur terrain plat, par exemple.
Et surtout, tout dépend de ce que l’on recherche. Pour certains, le sport se mesure à l’effort. Pour d’autres, l’important est de bouger régulièrement, sans se décourager. L’enjeu principal, comme le souligne le professeur Bosson, n’est pas la performance, mais lutter contre la sédentarité. Il peut être utile d’adopter des activités qui favorisent ce changement en douceur.
Des études nombreuses, mais des avis encore partagés
Depuis quelques années, les recherches se multiplient. En 2018, une étude suisse montrait que des personnes en surcharge pondérale avaient amélioré leur endurance autant avec un VAE qu’avec un vélo classique. En 2020, des chercheurs allemands ont même constaté une fréquence d’usage plus élevée chez les cyclistes électriques, malgré un effort moins intense à chaque trajet.
Mais tout le monde n’est pas convaincu. Le médecin du sport Jean-Christophe Miniot déclarait en 2021 : « Avec le vélo électrique, le gain santé est très faible. On ne sort pas de sa zone de confort. » Une opinion tranchée, mais qui ne tient pas toujours compte des contextes individuels.
Bouger, peu importe la manière
Au final, vélo électrique ou pas, ce qui compte, c’est de bouger. La réalité, c’est que trop de gens ne font pas assez d’activité physique au quotidien. Et si le vélo électrique permet d’en faire plus, sans douleur ni découragement, c’est déjà une grande victoire pour la santé publique.
Alors que vous soyez adepte du dénivelé à la force des mollets ou de l’assistance discrète dans les côtes, l’essentiel est de pédaler. Car à la fin de la journée, ce ne sont pas les watts dépensés qui comptent le plus, mais les habitudes qu’on prend… et qu’on garde.

Spécialiste du monde automobile et moto, Arnaud Teston décrypte les tendances, les innovations techniques et l’actualité du secteur avec exigence et clarté. Son regard affûté s’adresse aussi bien aux amateurs éclairés qu’aux professionnels curieux. Entre passion et précision, ses articles sont le reflet d’une culture auto-moto solide et vivante.







